juil 232008

Une femelle anaconda de deux mètres cinquante de long, au Mato Grosso do Sul. Je la photographiais tranquillement depuis quelques minutes, m’approchant de plus en plus d’une façon que je pensais discrète quand un vétérinaire local me glissa en chuchotant : « tu devrais reculer doucement, quand l’anaconda se place en S, c’est qu’il est prêt à bondir…» .
Un petit frisson glacé qui descend le long de l’échine, et je fais quelques pas en arrière. Ce jour-là, et même si cette photo n’est pas tout à fait réussie puisqu’on aperçoit mon reflet dans l’eau, j’ai pensé que j’avais tout ce qu’il me fallait…
Photographié en mars 2005.
Cette photo vous plaît, inscrivez-vous pour recevoir la prochaine !7 Réponses to “Brésil, anaconda”
Commentaires (7)
nelodu38@live.fr
Bravo pour la photo tu as ue du courage mais attention quand même bonne continuation.
Bonjour Kevin, je ne parlerais pas de courage en l’occurrence pour ce jour-là, mais d’inconscience : trop préoccupée par l’occasion de faire une photo rapprochée du plus grand serpent aquatique du monde j’ai juste oublié qu’il s’agit d’un animal dangereux. C’est parfois le défaut des photographes, obnubilés par LA « bonne» photo, ils oublient la notion de risque pour l’adrénaline du « je l’ai !!!» .
C’est aussi valable en photo sous-marine : dans des conditions plus limitées puisqu’il s’agit d’un environnement qui nous est étranger, on oublie les notions techniques de la plongée. Souvent le binôme est là précisément pour veiller à notre autonomie en air, nous rappeler les données de la plongée, la profondeur, le palier à faire, etc… Le seul incident que j’aie à déplorer en plongée fut lorsque, concentrée sur des crevettes que je photographiais, je me suis retrouvée en panne d’air par – 25 mètres…
si il n’y avait pas de personne comme vous qui brave le dangé.malgré,la puissance de l’animal.nous n’aurions pas la chance d’avoir des clichés aussi rare et naturel.pouvons nous parlé d’inconscience ou d’un mauvais jugement.je ne pourrais pas le dire.mes d’une passion a braver le danger pour pouvoir montrer des merveille de la nature.cela ne fais aucun doute.
« Une passion à braver le danger» ?… Non, je ne suis pas aussi casse-cou et j’ai en temps normal une conscience aigue des risques à venir. Et puis j’ai envie de vivre encore beaucoup de situations et d’autres belles rencontres.
Mais comme tout le monde, quand un travail est passionnant et quand les circonstances sont exceptionnelles, j’oublie parfois la plus élémentaire prudence. Ou pire, puisque quelques fois dicté par l’ego même le plus mesuré, on a conscience que cette situation ne se reproduira pas deux fois et on se dit : « je peux le faire !» . Et on fonce…
De vous à moi, ce n’est pas très malin.
Et quant à cette photo d’anaconda placé en S, ce n’était pas un mauvais jugement mais un manque de connaissance : si j’avais su qu’il était prêt à bondir j’aurais pris plus de précautions et je ne me serais sans doute pas approchée aussi prêt. Mais malgré tout, et comme tout s’est bien terminé, je suis ravie d’avoir pris cette photo au milieu de nulle part au Brésil…
Ce qu’elle ne vous dit pas c’est grace a qui elle a reussit a survivre lors de sa panne d’air. Je dirais juste que j’ai paye ma « dette» pour ma naissance :d
Je reconnais que si tu n’avais pas été à proximité ce jour-là je me serais trouvée en grande difficulté…
Mais ça m’a servi de leçon : depuis, je surveille régulièrement mon autonomie en air, et comme de toutes façons je consomme peu, j’aide très souvent mes binômes à aller jusqu’au bout de leur plongée…
bonjour Monsieur et mes dame
b nvs laisee a++
bxs bxs